STEP BY STEP — un pas après l'autre
Changer de rythme, prendre soin de soi et apprendre à avancer autrement.
Ici, je vous raconte mon chemin, entre perte de poids, marche, expériences et petits pas vers une vie qui me ressemble davantage.
Il y a un an, j’ai décidé de partir.
Il y a un an, j’ai décidé de partir avec une idée en tête : reprendre ma vie en main.
Pas forcément loin.
Pas forcément vite.
Mais partir quand même.
Pas pour tout bouleverser en quelques jours.
Juste pour commencer quelque part.
À cette époque, je ne savais pas exactement comment m’y prendre.
Je savais juste une chose : je voulais respirer.
Du temps pour retrouver un peu de moi au milieu de tout ce bruit.
Parce qu’à force de courir partout… je crois que j’avais tout simplement oublié comment marcher pour moi.
La seule chose que je savais vraiment faire
Pendant des années, j’ai avancé en mode automatique.
Le réveil.
Le travail.
Les responsabilités.
Les collègues à aider.
Les nouveaux outils informatiques à comprendre avant tout le monde, pour pouvoir ensuite expliquer aux autres comment survivre à la catastrophe annoncée du lundi matin.
Et attention…
Je ne crache absolument pas sur ma carrière professionnelle.
Au contraire.
J’ai eu une vie professionnelle riche. Très riche même.
J’ai exercé plusieurs métiers, découvert plusieurs univers, rencontré des personnes incroyables et appris mille choses.
J’ai travaillé.
Beaucoup.
Et j’ai aimé ça.
Mais avec le temps, une vérité s’est imposée à moi :
la seule chose que je savais vraiment faire… c’était travailler.
Et ça, finalement, ce n’est peut-être pas une victoire.
Parce qu’à force de savoir travailler, gérer, organiser, anticiper, aider, résoudre…
je ne savais plus très bien ne rien faire.
Pire.
Je ne savais même plus ce que j’avais envie de faire.
Super Woman avait besoin de vacances
Il faut dire que je me suis entraînée pendant des années.
J’ai été cette fameuse Super Woman.
Vous savez…
Les enfants.
Le travail.
La maison.
Les papiers.
Les rendez-vous.
Les problèmes des autres.
Mère.
Père parfois aussi.
Psychologue gratuite.
Standard téléphonique émotionnel ouvert 24 h/24.
Avec option dépannage d’urgence, évidemment.
Et dans tout ça ?
Moi.
Moi, je passais toujours après.
Toujours.
Il y avait constamment quelque chose de plus urgent.
Une lessive.
Un dossier.
Un enfant.
Un collègue.
Un problème à résoudre.
Un « il faut ».
Un « tu peux t’en occuper ? »
Un « maman ? »
Alors je courais.
Et j’étais même devenue plutôt douée.
Jusqu’au jour où je n’ai plus réussi à avancer.
Quand le corps et la tête disent stop
J’étais épuisée.
Pas juste fatiguée.
Éteinte.
Alors, avec l’aide de mon médecin généraliste, j’ai appelé une psychologue.
Karine.
Et là…
j’ai commencé à vider.
Pas un sac.
Non.
Des années de vie.
Des émotions accumulées, des blessures soigneusement rangées dans des petits tiroirs, des habitudes prises depuis tellement longtemps qu’on finit par croire qu’elles sont normales.
J’ai commencé à comprendre pourquoi j’avais toujours besoin d’aider.
Pourquoi je voulais réparer.
Pourquoi il m’était tellement plus facile de m’occuper des autres que de m’occuper de moi.
Et surtout, j’ai commencé à me poser une question finalement toute simple :
Et moi, qu’est-ce que je veux ?
Curieusement, je n’avais pas vraiment la réponse.
Alors, j’ai commencé à chercher
Depuis longtemps, pourtant, certaines envies revenaient régulièrement.
La mer.
Marcher.
Écrire.
Lire.
Découvrir de beaux endroits.
Prendre soin de moi.
Dormir sans réveil.
M’asseoir quelque part sans penser à ce que je devrais être en train de faire.
Regarder le paysage.
Respirer.
J’aurais pu choisir la solution classique : un bel hôtel au bord de la mer, une cure de trois semaines, quelques massages et beaucoup de repos.
Sur le papier, c’était parfait.
Sauf que je me connais.
Au bout de quelques jours, j’aurais probablement commencé à tourner en rond.
Parce que moi, j’ai besoin d’un projet.
D’un but.
D’une direction.
D’une bulle à atteindre.
Alors, petit à petit, une idée a commencé à prendre forme.
Et si je marchais ?
Pas pour battre un record.
Pas pour savoir combien de kilomètres je suis capable d’avaler en une journée.
Pas pour publier fièrement une capture d’écran annonçant 32 487 pas.
Juste pour avancer.
À mon rythme.
Step by Step
C’est probablement là qu’est né Step by Step — un pas après l’autre.
Pas comme une méthode.
Encore moins comme une recette miracle.
Plutôt comme une nouvelle façon d’envisager les choses.
Je veux marcher.
Je veux prendre soin de mon corps.
Oui, j’aimerais perdre du poids.
Je veux tester certaines choses et vous raconter ce qui fonctionne pour moi… ou ce qui finit directement à la poubelle.
Je veux découvrir.
Écrire.
Photographier.
Me tromper aussi.
Changer d’avis.
Faire trois pas en avant et, certains jours, peut-être un en arrière.
Mais surtout, je ne veux plus être pressée.
Pendant des années, j’ai voulu que tout soit fait vite et bien.
Aujourd’hui, je commence à comprendre qu’on peut aussi faire les choses doucement… et bien.
Une bulle à atteindre
À force de réfléchir à tout cela, une image s’est installée dans ma tête.
Une bulle.
Ma bulle de sérénité.
Je ne sais pas exactement où elle se trouve.
Je ne sais même pas si on l’atteint vraiment un jour.
Mais je sais que chaque fois que je ralentis, je m’en rapproche un peu.
Quand je marche sans regarder l’heure.
Quand j’entends le vent dans les arbres.
Quand je m’arrête devant la mer.
Quand je regarde les nuages traverser le ciel sans demander la permission à personne.
Quand un écureuil grimpe dans un arbre.
Quand les hirondelles dansent au-dessus de ma tête.
Quand j’écris simplement parce que j’en ai envie.
Pendant longtemps, je n’aurais probablement même pas remarqué tout ça.
J’aurais été trop occupée à penser à ce qu’il fallait faire ensuite.
Aujourd’hui, j’apprends à regarder.
Reprendre sa vie en main, c’est aussi désapprendre l’urgence
Je crois que c’est finalement ça, mon véritable projet.
Bien plus que la marche.
Bien plus que les kilos.
Bien plus que les kilomètres que je parcourrai.
Je suis en train de désapprendre l’urgence.
D’apprendre que tout ne doit pas être réglé aujourd’hui.
Que je peux remettre quelque chose à demain sans que la planète cesse de tourner.
Que je peux m’arrêter.
Changer d’avis.
Prendre mon temps.
Et même ne rien faire de particulièrement utile.
Ça, croyez-moi, c’est presque révolutionnaire.
Et quelque part au milieu de tout ça, il y a eu une autre naissance.
Ce blog.
Longtemps, j’avais imaginé l’appeler Les Couleurs de la Vie.
Et puis la vie — ou plus exactement une histoire de nom de domaine — en a décidé autrement.
Alors est né Éclat de Vie by Cath.
Finalement, je crois que ce nom me ressemble davantage.
Parce que je ne cherche plus une vie parfaite.
Je cherche des éclats.
Des moments simples.
Des moments drôles.
Des moments qui piquent un peu parfois.
Des rencontres.
Des paysages.
Des histoires.
Des petits bonheurs que j’aurais autrefois traversés sans même les voir.
Et puis mes pas.
Un après l’autre.
Je ne sais pas exactement où tout cela va me conduire.
Et, chose incroyable…
je crois que je n’ai plus besoin de le savoir tout de suite.
Alors je vais avancer.
Doucement.
À mon rythme.
Step by Step.
Et si, en chemin, je m’éparpille encore un peu…
Et alors ?
