Le Secret du Poids : moi, Madame la comptable
Il paraît qu’il n’y a pas de mauvais aliments.
Rien que cette phrase, forcément, ça m’intéresse.
Parce que si on me dit que je peux perdre du poids sans déclarer officiellement la guerre au pain, au fromage et au carré de chocolat, je suis tout de suite beaucoup plus attentive.
C’est en tout cas l’un des principes de Le Secret du Poids, la méthode créée par Florence Delorme : au lieu de classer les aliments entre les gentils et les méchants, on apprend à regarder les calories et à gérer ce qu’elle appelle notre budget calorique.
Et là, forcément, arrive très vite une autre notion :
la dette calorique. Autant vous dire qu’avec ce mot-là, j’ai immédiatement vu apparaître Madame la comptable.
Et Madame la comptable, elle ne plaisante pas avec les chiffres.
1 kilo = 7 000 calories
Dans la méthode Le Secret du Poids, le principe est simple : pour perdre un kilo, il faut « rembourser » 7 000 calories*.
Vous voulez perdre 3 kilos ?
3 × 7 000 = 21 000 calories de dette.
Vous voulez en perdre 10 ? Et bien dans ces conditions vous devez rembourser 70 000 calories.
Et si, comme moi, vous avez un objectif beaucoup plus important…
Alors là, je vous déconseille presque de sortir la calculatrice.
Parce que lorsque vous voyez apparaître un chiffre à six chiffres, vous n’avez même pas encore commencé que vous avez déjà envie de commander une pizza pour vous remettre de vos émotions.
J’ai donc décidé de tricher avec mon cerveau.
Enfin… tricher gentiment.
Ma méthode à moi : les petites victoires !
Plutôt que d’afficher dès le départ la totalité des kilos que je souhaite perdre, je préfère avancer par petits objectifs.
Trois kilos. 21 000 Kcalories.
Ça, psychologiquement, je trouve que c’est beaucoup plus acceptable.
Je rembourse tranquillement ma petite dette. Lorsque mes trois kilos sont partis : victoire !
Et je repars pour trois autres.
Encore 21 000. Et ainsi de suite.
Parce qu’au fond, je préfère collectionner plusieurs petites victoires plutôt que de regarder tous les matins une montagne en me demandant comment je vais réussir à la gravir.
Step by Step — un pas après l’autre.
Ça tombe plutôt bien, non ?
Mais alors, on peut vraiment manger de tout ?
C’est probablement ce qui m’a le plus intriguée dans cette méthode. Le principe défendu par Florence Delorme est qu’aucun aliment n’est interdit : ce qui compte, c’est le budget calorique global.
Pas de chocolat envoyé directement au tribunal.
Aucun de morceau de fromage condamné sans procès.
En revanche, cela ne veut évidemment pas dire que chocolat, légumes et protéines ont le même intérêt nutritionnel.
Ici, on parle avant tout de gestion des calories et du poids, pas d’équilibre nutritionnel.
Et cette différence me paraît importante. Personnellement, j’aime assez l’idée de ne pas commencer une perte de poids en me disant :
Ça, interdit. Ceci aussi. Tout cela plus jamais. Parce que « plus jamais », chez moi, a parfois une fâcheuse tendance à se transformer en :
Bon… juste pour aujourd’hui.
Le problème : Madame la comptable veut TOUT savoir
Et c’est précisément là que je vois arriver ma difficulté. Il faut noter ce que l’on mange.
Tout. Le petit morceau de pain. Le beurre dessus. La cuillère de sauce qu’on avait presque décidé d’oublier.
Et probablement le petit truc grignoté debout dans la cuisine qui, bizarrement, n’avait pas l’air d’avoir de calories puisqu’on ne s’était même pas assise pour le manger.
L’application permet de rechercher les aliments, de scanner les codes-barres et d’indiquer les quantités consommées. Elle propose également des portions représentées en images.
Mais pour mon test, j’ai décidé d’utiliser autant que possible une balance de cuisine.
Parce qu’entre ce que je crois avoir mangé et ce que j’ai réellement mis dans mon assiette, j’ai comme l’impression que Madame la comptable pourrait découvrir quelques irrégularités.
Et l'application dans tout ça ?
Première impression : elle est très girly.
Personnellement, ça me plaît. Elle est colorée, ludique et plutôt simple à comprendre. On entre son objectif, on renseigne ce que l’on mange et on voit évoluer sa fameuse dette calorique.
On peut rechercher les aliments, scanner certains produits et entrer manuellement leur poids.
Pour ma part, j’ai choisi l’abonnement annuel, que j’ai payé 19,99 € pour un an.
Bref, sur le papier, tout va bien.
La vraie question pour moi sera ailleurs : est-ce que je vais supporter de tout noter, tous les jours ?
Parce qu’une application peut être formidable, si au bout de quelques jours je commence à oublier mystérieusement de l’ouvrir, nous aurons un petit problème.
Et c’est justement ce que j’ai envie de tester.
Cette fois, je vais vraiment la tester.
Je n’ai pas envie d’utiliser une application pendant trois jours et de venir ensuite vous expliquer qu’elle est formidable… ou qu’elle ne vaut rien.
Cette fois, je veux prendre mon temps.
Je vais utiliser Madame la comptable dans ma vraie vie.
Quand je prends le temps de cuisiner chez moi.
Après une bonne journée de marche.
À l’occasion d’un repas à l’extérieur.
Et quand la motivation est au rendez-vous !
Et que probablement aussi ceux où j’aurai beaucoup moins envie de sortir la balance de cuisine.
Je vais noter ce qui fonctionne, ce qui m’agace, le temps que cela me prend et surtout une chose essentielle : est-ce que j’ai encore envie de l’utiliser au fil des semaines ?
Parce qu’une application pour perdre du poids peut avoir toutes les qualités du monde : si elle finit par devenir une contrainte supplémentaire, je sais déjà comment cela risque de se terminer.
Supprimée.
Et Madame la comptable ne sera pas toute seule…
Parce que j’ai décidé de compliquer un tout petit peu l’expérience.
En même temps que Madame la comptable, je vais tester une autre application : Foodvisor.
Mais chez moi, elle aura elle aussi son petit nom.
Je vous présente donc bientôt… Monsieur Clic-Photo. Lui, son truc, c’est plutôt : prenez votre assiette en photo et laissez-moi regarder ce qu’il y a dedans.
Autant vous dire que Monsieur Clic-Photo et Madame la comptable n’ont pas exactement la même façon de travailler.
Et moi, je vais me retrouver au milieu des deux.
Même personne.
Journées identiques.
Mêmes repas.
Deux applications.
Voilà qui devrait rendre la comparaison beaucoup plus intéressante.
Alors, verdict ?
Pas encore !
Je ne vais donc plus vous promettre un verdict définitif au bout de quelques jours.
Je vais vous raconter l’expérience au fur et à mesure.
Il y aura des points d’étape, mes premières impressions, probablement quelques agacements et, je l’espère, quelques bonnes surprises.
Et je continuerai tant que l’expérience m’apportera quelque chose.
Peut-être un mois. Peut-être davantage. Mon tableau de suivi, réalisé sous Excel, lui, est prêt à aller jusqu’à 90 jours.
On verra bien si Madame la comptable et Monsieur Clic-Photo arrivent jusque-là avec moi.
Et à la fin, il faudra répondre à une question toute simple : laquelle des deux applications aura réellement trouvé sa place dans ma vie ?
Pas forcément celle qui possède le plus de fonctions.
Ni nécessairement la plus jolie.
Encore moins celle qui me promet monts et merveilles.
Celle que j’aurai réellement envie de continuer à utiliser.
En attendant, Madame la comptable a déjà sorti sa calculette.
Objectif numéro un : 21 000 calories. Trois kilos. Pas davantage.
Après, on efface l’ardoise et on recommence. Parce que mon objectif final est encore loin, mais je n’ai pas besoin de l’atteindre aujourd’hui.
Aujourd’hui, j’ai seulement besoin d’avancer dans la bonne direction.
Step by Step — un pas après l’autre.
* Il s'agit d'une approximation utilisée par la méthode, et non d'une règle exacte applicable à chaque personne.
